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Ma petite victoire contre l'épilepsie essentielle

07/09/2021

Ma petite victoire contre l'épilepsie essentielle

Ganache est un chien qui a été adopté par le biais de la SPA. C'est un brave toutou et un grand sensible. Il présentait une émotivité forte face à certains stimuli. Il ne voyait que par la nourriture (qui était obsessionnelle chez lui) et pouvait chevaucher certains de ses congénères (alors qu'il est castré). Il avait également une grande peur de l'eau et prendre une douche était impossible pour lui.

 

Il y a plus d'un an, sa propriétaire a fait appel à moi pour faire un bilan car son chien commençait à faire des crises d'épilepsie. La régulation neuropsychologique ayant une grande influence sur la lutte contre l'épilepsie essentielle, nous avons élaboré un programme basé sur la baisse de l'hypersensibilité et de l'anxiété de Ganache. 


Grâce à des biais thérapeutiques spécifiques influant sur l'apaisement, la confiance en soi et la gestion de frustrations ainsi que par des ajustements relationnels et environnementaux que son humaine a scrupuleusement appliqués, Ganache est plus pondéré face aux stimuli anxiogènes ou excitatoires pour lui.


En parallèle, nous avons fait des séances d'EMDR pour traiter sa peur de l'eau. Résultats = Il adore aller barboter dans les marres à présent et la douche est un moment bien plus acceptable pour lui.


Finalité = Tout ce travail progressif et adapté aux capacités cognitivo- sensorielles et émotionnelles de Ganache, a traité ses crises d'épilepsie. On a gagné !!!


Je suis vraiment touchée par cette réussite qui me motive à continuer dans mon chemin de la prise en charge psycho-émotionnelle des troubles idiopathiques chez le chien et le chat. Je me nourris de formations, de publications et applique avec créativité des protocoles adaptés à chaque cas. Et ça paie !

 

Un grand bravo à Ganache et sa maitresse pour ce chemin parcouru.    

 

Article écrit par Valérie Cantaloube comportementaliste pour chien & chat.

"Le saviez-vous ?" - Info n.6 = Les pouvoirs du ronronnement du chat

19/08/2021

"Le saviez-vous ?" - Info n.6 = Les pouvoirs du ronronnement du chat

Les vertus thérapeutiques du ronronnement

 

1- les mystères du ronronnement.

La plupart des félins, depuis le chat domestique jusqu'au lion et la panthère, peuvent émettre une vibration profonde et caractéristique: c'est le ronronnement !
Ce ronronnement commence dès le plus jeune âge, et se poursuit très tard. Et bizarrement, on n'en connait pas le mécanisme.
On a longtemps cru à une vibration de replis du larynx, mais des félins ayant subi  une laryngectomie continuent de ronronner (Hardie et al 1981).
Le diaphragme a été évoqué (Stogdale-1985), mais le consensus actuel suggère que le ronronnement est le résultat de mouvements sanguins dans la veine cave : cette veine se rétrécit pour passer dans le foie et le diaphragme, et dans certains états neurovégétatifs, le sang formerait des remous dans cette sorte de goulot, ceci provoquerait des vibrations dans tout le corps, jusque dans les cavités crâniennes du sinus par l'intermédiaire de la trachée artère.

 

En fait, "tout vibre", et le chat présente une attitude caractéristique de "laisser aller". Attitude que l'on a longtemps confondu avec un "gros bonheur". Mais des félins en état de grande souffrance, ou de grande inquiétude sont également susceptibles de ronronner.

 

2- L'énigme des fréquences 25/50 hertz.

 

Si l'on analyse le spectre sonore d'un chat qui ronronne, on voit apparaître principalement des sons très graves, étagés sur des fréquences de 25
à 50 hertz. Il s'agit de "basses", bien connues des compositeurs de musique, car elles permettent de provoquer des émotions. Donc une action directe du son sur un organisme. Une telle action peut-elle être mesurée ?
L'organisation de protection animale Animal Voice, qui étudie de nombreux modes de communication animale, a fait des recherches sur le sujet.
Des médecins orthopédistes ont utilisé l'action de ces fréquences pour consolider des fractures, pour soigner des arthroses délabrantes. Avec pour résultats publiés, une accelération du processus de cicatrisation, de création de tissus nouveaux. En un mot, ces basses fréquences auraient une action anabolisante.

Parallèlement, les chercheurs d'Animal Voice ont trouvé des statistiques dans les universités vétérinaires, indiquant qu'à lésion égale, et à intervention chirurgicale équivalente, les chats auraient cinq fois moins de séquelles que les chiens, et se remettraient en forme trois fois plus vite… D'où l'hypothèse d'une action anabolisante de récupération: le ronronnement aurait une véritable action thérapeutique!

 

3- Bonheur ou détresse ? une phase de récupération.

 

Les vétérinaires, au cours de soins prodigués à des chats en grande détresse, savent que ces animaux blessés, en état de souffrance, trouvent la force de ronronner: on est loin du schéma classique du chat qui se laisse aller de bonheur dans les bras de son maitre…. Pourtant, dans les deux cas, le ronronnement est en phase avec un phénomène de récupération.
Chez le chat "heureux", c'est le sommeil et un état de félicité, qui sont bien connus comme étant une phase d'anabolisme (c'est pendant le sommeil qu'on grandit, que l'on construit des tissus, qu'on structure la mémoire de faits de la journée..).

 

Chez le chat en détresse, on peut l'interpréter comme une réaction désespérée de l'organisme pour résister à la maladie. Cette phase de récupération, de consolidation, est sous l'emprise du cerveau à travers le système neuro-végétatif.


4- Le système neuro-végétatif.


A notre insu, le système nerveux surveille le corps et actionne nos organes. Le rythme du cœur, la tension pupillaire ou la rétention de la vessie, toutes nos grandes fonctions sont sous l'autorité d'un ensemble de fibres nerveuses: le système neuro-végétatif. Ces fibres dites autonomes, car elles ne dépendent pas de notre volonté, agissent sur les fibres lisses de tous les organes: elles contrôlent le passage des aliments, l'entrée et la sortie de l'air, la circulation du sang, etc... Mais ces fibres savent également activer les glandes, et elles contrôlent ainsi l'ensemble de la production hormonale.

Ce système autonome, dont la fonction essentielle est de maintenir l'organisme dans un équilibre vital, comprend deux acteurs, deux réseaux opposés et complémentaires : le système sympathique, et son antagoniste le système parasympathique.

 

Le système sympathique, dont les fibres s'activent en produisant de la noradrénaline, met en jeu toutes nos capacités de défense, avec la mobilisation de toutes nos ressources corporelles: élévation de la tension, du rythme cardiaque, de la glycémie (…). C'est lui qui nous maintient en éveil, en état de vigilance, et qui dose notre agressivité avec la production de dopamine. Lorsque le système sympathique est activé, l'organisme "carbure", et consomme très vite ses réserves, l'ensemble des membranes cellulaires se dépolarise.

A l'inverse, le système parasympathique (qui fonctionne en produisant de l'acétylcholine) a un rôle de rééquilibrage : c'est lui qui freine l'action du précédent, et c'est encore lui qui "répare les dégâts" : il organise la digestion, il pousse à la reconstitution tissulaire (fibroblastes, globules rouges, tissus cicatriciels…), c'est donc un facteur anabolisant. Et c'est encore lui qui pousse à la sécrétion de l'hormone de sommeil, la sérotonine. Cette sérotonine est produite pendant la journée, et elle s'accumule dans certaines parties du cerveau (aires pré optiques), où elle prend le pas sur les facteurs d'éveil : le sommeil peut alors s'installer. Et c'est pendant ce sommeil que l'organisme
reconstitue ses forces : c'est souvent le matin au réveil "qu'on se sent guéri" d'une affection virale ou bactérienne.

 

5- Des souvenirs et des émotions.


Tous les stimuli qui activent le cerveau, qu'ils soient d'origine exogène (bruit, lumière...) ou endogène (pensée, sensation organique...), passent au filtre de deux zones du cerveau dont l'importance est considérable ; l'hippocampe, qui reconnait et catégorise les événements et les objets, et l'amygdale, qui y relie des associations émotionnelles, ainsi que des couleurs.
Voici un exemple : vous voyez dans la rue passer rapidement un scooter bleu...le même modèle que vous aviez il y a quinze ans. Aussitôt, cette vision se cristallise dans l'hippocamp  (appel à la mémoire factuelle), et reprend vigueur au niveau de l'amygdale où elle fait resurgir mille détails sur votre engin, mille impressions ou souvenirs sur sa couleur, l'odeur de sa selle (...) les émotions sont de la partie, car c'était un souvenir fort.

C'est le sens de l'odorat qui constitue l' "input" le plus puissant, devant la vision et l'audition.
C'est ainsi que certains agents immobiliers ont un truc: ils font griller du pain et préparent du café dans l'appartement qu'ils vont faire visiter: les acheteurs potentiels seront ainsi dans l'émotion provoquée, avec des idées évoquées de "famille", "bonheur" et "bienvenue"...


6- Le ronron, comme la "madeleine de Proust" ?


Pour celles et ceux qui ont connu ces merveilleux instants où l'on côtoie une petite boule chaude et soyeuse, collée dans une confiance abandonnée, et qui ronronne bruyamment comme pour proclamer son bonheur, l'écoute d'un ronronnement joue à travers le cheminement hippocampe/amygdale le rôle de la " madeleine de Proust". En écoutant du ronron, on est transporté consciemment dans le pays des souvenirs émus, rejoignant le temps où les soucis n' existaient pas : adieu l'angoisse, au revoir les tracas.

Y a t-il intervention de neurotransmetteurs ou d'hormones ? Une trentaine de facteurs ont été décrits, qui participent à l'induction du sommeil. Leurs interactions sont pour l'instant peu connues, d'autant qu'ils ont tous d' autres activités biologiques. Des zones du cerveau très voisines, en particulier dans l'hypothalamus, voient leurs activités s'entremêler, c'est le cas du centre de l' appétit et de celui de l' éveil. Inversement, les neurones producteurs de sérotonine, issus du tronc cérébral, peuvent être activés alors qu'ils longent l'hippocampe et l'amygdale.

En effet, TOUT SE PASSE COMME SI le souvenir/ émotion déclenché par l'écoute du ronron entrainait la production, ou du moins le relargage de la sérotonine, avec pour effet un état de sérénité qui débouche sur une phase de pré sommeil lent. Des études doivent être menées, en laboratoires de neurobiologie, pour s'assurer du bien-fondé de cette théorie.

 

7- Les explorateurs du ronron.


Le journal Effervesciences a édité un CD audio comportant plusieurs plages de ronronnement, avec ou sans mélodie musicale associée. Plus de 250 lecteurs ou internautes ont commandé ce CD pour étudier sur eux-mêmes les effets d'un ronronnement enregistré. Pour beaucoup, "ça ne vaut pas un vrai chat", ce qui est bien normal.
Une trentaine de " ronronautes " ont pris la peine de relater leurs impressions : en voici un petit florilège.

- Effet très net sur l'endormissement.
- En plus du bruit blanc du ronron familier, il y a, incorporée, une force de vie remarquable d'un être sensible, complexe, qu'est le chat.
- Relaxation profonde avec perception d'une lumière violette.
- Diminution immédiate et notable du stress
- J'ai constaté une activation de la circulation d'énergie avec picotements typiques dans les paumes de la main et des pieds.

Apres 1/4 d'heure, s'installe une respiration ample et profonde avec sensation d' apaisement.
L'écoute de ce CD doit se faire dans le calme, à faible intensité, si possible avec un casque. Ne pas grignoter, et trouver une position confortable.
L'écoute en voiture est formellement déconseillée.

 

Détendez-vous avec Rouky !

A la demande de nombreux "ronronautes" eux-mêmes férus de musiques douces et apaisantes nous avons enregistré 5 morceaux, variant de deux à six minutes, qui réalise un mixage très soigné entre des mélodies et le ronronnement de Rouky, lequel vient en appui dans le rythme et la régularité, avec toujours ce sentiment de présence féline que ne peut
s'empêcher de ressentir l'auditeur.

 

Ces musiques rythmées par le ronronnement de Rouky sont disponibles, tous ensemble ou séparément, par voie de téléchargement sur votre ordinateur, en format MP3.
Après téléchargement, vous pourrez les écouter sur votre ordinateur (avec un casque d' écoute, bien sûr), ou les graver sur un CD, ou encore les glisser dans un baladeur MP3. Du ronron le matin dans l'autobus, ça vous dirait ?

 

Article rédigé par le Dr. J.Y Gauchet (vétérinaire) dans son blog "Effervesciences".

 

"Le saviez-vous" - Info n.5 : La prédation est un besoin naturel.

01/08/2021

"Le saviez-vous" - Info n.5 : La prédation est un besoin naturel.

La survie de l'espèce, qu'elle soit chez l'homme moderne (homo sapiens), chez le chien domestique (canis lupus familiaris) ou chez le chat domestique (felis silvestris catus) est régie par 3 besoins vitaux qui sont : « La reproduction, les interactions sociales et la prédation ». 

Je me concentrerai ici sur la prédation sans rentrer dans des détails trop complexes afin de ne pas vous perdre ! Pour en savoir plus sur la prédation et l’agression (qui sont 2 comportements très différents que l’on confond souvent), je vous propose de lire mon livre « Mon chien est agressif – mode d’emploi » afin de mieux en comprendre les causes et de mieux adapter les solutions pour y remédier.

Tout d'abords, il faut savoir qu’un individu qui prédate n'est pas forcement mauvais ou méchant car il a recours à cette activité. C’est un besoin vital qui sert à se nourrir pour rester en vie. 

 

Pourquoi est-ce un besoin essentiel ?

L’être humain moderne n’est plus le chasseur-cueilleur d’antan mais il doit gagner son pain pour subvenir à ses besoins (et ceux de sa famille). A notre stade de l’évolution humaine, on retrouve une prédation élaborée qui s’exprime à travers des activités comme le jeu, le sport, des hobbies passionnants (…) dont on se délecte et qui procurent une satisfaction salutaire. Cela ne veut pas dire pour autant que les personnes pratiquants ces activités sont dangereuses, malsaines ou sadiques. 

 

Expliqué comme ceci, on comprend mieux le terme "besoin vital" et l’importance de ne pas porter de jugement envers celui qui pratique la prédation. Tout est une question d’équilibre, de limite et de diversification.

 

Certains chiens et certains chats ont un besoin de prédation plus important que d’autres. Les raisons sont multiples et très individuelles. On peut y retrouver les raisons suivantes mais la liste ci-dessous n’est pas exhaustive. 

 

  • L’empreinte génétique issue de la sélection faite par l’homme pour élaborer des races domestiques adaptées à des besoins spécifiques (chien de chasse, chien de troupeau, chat joueur/vif …) peut induire des réactions plus grandes face aux stimuli appétitifs qui motivent l’acte de prédation. De plus, que ce soit chez l’animal ou chez l’humain, l’empreinte épigénétique (l'influence du milieu sur l'expression des gênes) peut également influer sur les états impulsifs voire compulsifs calmés par des activités de prédation.

  • Les troubles physiologiques (maladies, affections, malformations, déficits…) provoquant des dysfonctionnements, des dégénérescences et/ou des douleurs ainsi que les troubles psychologiques et/ou un état émotionnel instable (trouble de l’homéostasie) peuvent induire une souffrance psychique (peur, anxiété, frustration, colère…) et une souffrance physique source de mal-être et de besoin d'apaisement.

  • Un environnement pauvre en stimuli permettant une nourriture cognitive et une satiété intellectuelle ainsi qu’un appauvrissement d’interactions sociales permettant la bonne compréhension du milieu social et environnemental dans lequel évolue l’animal peuvent induire un mal-être et un besoin important de prédater.

  • Un problème concernant le nourrissage et/ou la nourriture donnée à l'animal tel qu'un des déficits exposés ci-après  peuvent être des sources de comportements de prédation :
    • 1e - Un déficit dans les apports nutritionnels individuels (respect du besoin énergétique d’entretien) lié à une malnutrition ou à un dysfonctionnement organique.
    • 2e - Un déficit dans les rituels de nourrissage respectant les préférences alimentaires de l’animal en matière de saveurs, de textures, de fréquence d’ingestion et de satiété.
    • 3e - Un déficit de l’environnement sécure permettant le plaisir et l’apaisement provoqués par le nourrissage.

 

Que traduit le besoin de prédater ?

 

En synthétisant, je dirais que la prédation est un indicateur de certains besoins (sous le coup de l’impulsion) qui permettent d’extérioriser un trop-plein émotionnel. A contrario, la prédation est un indicateur du besoin de faire le plein de « quelque chose » pour se remplir physiquement ou psychologiquement afin de se réguler et d’apporter à son corps et à son esprit, la nourriture dont il a besoin pour survivre ou pour mieux vivre.

 

Il est indiqué de porter une grande attention à un animal qui détruit, déchire ou mâchouille beaucoup. Il faut également être vigilant envers ceux qui ingèrent vite ou en grand volume leur nourriture (comportement compulsif) ou qui ingèrent toute sorte d’objets (PICA) et/ou de végétaux & minéraux (herbes, plantes, terre …). Idem pour les chiens ou les chats qui partent à toute vitesse sur une masse ou un objet en mouvement (jambes, vélos, oiseaux…).

 

En ce sens, il est important de ne pas minimiser les réactions d’un individu qui présente un comportement de prédation. Il faut évaluer (noter) les raisons qui pourraient engranger un mal-être chez lui en reprenant la liste des raisons exposées au-dessus. Puis il faut se demander selon sa race et sa personnalité propre (génétique, apprentissages et expériences passées), quels seraient les leviers qui l’aideraient à réguler ses besoins afin de lui apporter l’assouvissement dont il a besoin pour que son comportement de prédateur soit plus pondéré.

 

 

Comment faire baisser les réactions exacerbées liées à la prédation ?

 

Des biais alternatifs existent et ne nécessitent pas forcement de condamner une proie en la laissant à la merci du prédateur tueur. Pour trouver ceux qui apporteront le meilleur apaisement, il faut bien connaitre les phases de la prédation et les préférences de l’individu afin de le rediriger vers des activités adaptées. Il est également important de travailler sur la régulation neurochimique afin d’influer sur la canalisation, la motivation, la baisse de l’impulsivité, le retour au calme, la sensibilité et la stabilité émotionnelle du prédateur (…).

 

Rien ne sert d’accabler ce dernier car la prédation est dictée par des circuits neuronaux spécifiques qui ne passent pas par les zones cérébrales impliquées dans l’empathie. A certains moments de la prédation (notamment en phase consommatoire), d’autres réactions automatisées (activées par le stimulus déclencheur) sont liées au fonctionnement mécanique du cerveau (production d'hormones spécifiques sous influence du cerveau reptilien) associé aux acuités sensorielles de l'animal et à ses réponses physiologiques. Tout ceci met l’individu dans un état dit « second ». Dans cet état, l’animal est déconnecté et ne peut ni rationnaliser ni répondre correctement aux sollicitations de son environnement social. Il n'est plus à l'écoute des autres et il n'est plus contrôlable pendant ces moments. 

 

Il est donc important d’anticiper ces phases de déconnexion, de conditionner l’individu pour garder son attention dans les contextes pré-déclencheurs et de répondre correctement à ses besoins spécifiques à travers des biais compensatoires pour tenter d’équilibrer la balance interne « bien-être/mal-être » de l'animal afin qu’il n’en ressente pas un besoin indéfectible de prédater.

 

 

Que retenir des animaux qui pratiquent la prédation ? 

 

En conclusion, la prédation n’est pas un gros mot et les prédateurs ne sont pas forcement des psychopathes avides de sang. Il ne faut pas oublier que ce comportement est naturel, qu’il est partagé par les humains, les chiens et les chats car il est vital à la survie de leur espèce respective. Rien ne sert de juger car il faut comprendre le sens des réactions de tout être vivant pour l’appréhender dans son individualité. Il faut principalement les accepter comme ils sont et les aider à refreiner cet instinct primaire s’il devient compulsif (trop fréquent) et dangereux pour eux-mêmes et leur environnement. 

 

Si vous avez un animal présentant un comportement exacerbé de prédation et que vous avez besoin d’aide pour en prévenir les effets délétères, n’hésitez pas à contacter un professionnel qui vous expliquera les causes de ses réactions et vous indiquera les biais et activités redirectrices adaptées pour pondérer ou répondre correctement à ce besoin .

 

Article rédigé par Valérie Cantaloube (comportementaliste pour chien & chat).

Le saviez-vous ? Info n.4 - Pourquoi faut-il donner 3 repas à son chiot ?

15/07/2021

Le saviez-vous ? Info n.4 - Pourquoi faut-il donner 3 repas à son chiot ?

La nutrition est une science et il est important de ne pas minimiser le geste santé d'une bonne alimentation.

A la question : "Croquettes, BARF, ration ménagère ou alimentation mixte ? Je répondrais : " Tout est discutable et entendable". Il est important de pouvoir trouver la meilleure façon de nourrir son animal en demandant conseil à un vétérinaire nutritionniste.

 

Mon conseil en qualité de comportementaliste serait surtout de respecter les préférences en matière de gout, de texture et de modalités de distribution du repas.


Il est important de gérer les frustrations alimentaires du chien et du chat (animal glouton) tout en respectant son besoin énergétique d'entretien.

La clé du bien-être en la matière est de respecter l'apaisement, le plaisir et la satiété qui doivent être réunis au moment du nourrissage.

 

La saviez-vous ? Info n.3 - Comment créer une relation harmonieuse avec son chien ?

08/07/2021

La saviez-vous ? Info n.3 - Comment créer une relation harmonieuse avec son chien ?

La notion de liberté est très sommaire pour nos chiens de compagnie dans ce monde régi par les humains. Certains d'entre eux ont des réactions inappropriées ou ressentent un certain mal-être par manque de compréhension du milieu de vie dans lequel ils évoluent.  Nous devons être le lien entre nos chiens et le reste du monde afin qu'ils puissent l'appréhender et y répondre sereinement. Cela n'est pas chose aisée mais l'affinité et le leadership sont des biais très efficaces pour se faire ! 

 

Exit le désuet précepte "dominant-dominé". Il faut user de bienveillance et vivre en collaboration avec son animal en pratiquant le donnant-donnant (Je satisfais tes besoins et toi les miens).
C'est grâce à cette relation équilibrée que le binôme homme/chien s'harmonise. 

 

 

 

Le saviez-vous ? Info n.2 : Les chats & chiens savent lire à leur manière !

06/07/2021

Le saviez-vous ? Info n.2 : Les chats & chiens savent lire à leur manière !

Malgré des similitudes liées à des caractéristiques communs de mammifère, les perceptions sensorielles et les capacités cognitives de nos animaux de compagnie sont différentes des nôtres.

 

C'est pour cela que leurs comportements nous semblent parfois étranges. Par exemple, ils perçoivent et comprennent le monde grâce à leurs capteurs olfactifs et gustatifs mais également grâce à un petit appareil de prise de données nommé "organe voméro-nasal" placé entre le système ORL et le cerveau. Cet organe leurs permet de capter les particules chimiques composants leur environnement et d'en décomposer le contenu pour déchiffrer des éléments de communication et d'intentions spécifiques des autres animaux.

 

On pourrait apparenter cela  chez l'humain à la lecture d'un journal d'actualités, de parutions via les réseaux sociaux ou encore d"une carte géographique pour se repérer. C'est magique !