22/10/2026
L'EMDR, qu'est-ce que c'est ?
EMDR signifie Eye Movement Desensitization and Reprocessing, traduit en français par « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires ».
Cette approche a été développée à la fin des années 1980 par Francine Shapiro (1948-2019), psychologue et chercheuse américaine.
En 1987, alors qu'elle se promenait dans un parc, elle remarqua que certains mouvements spontanés de ses yeux semblaient diminuer l'intensité de pensées désagréables. Elle entreprit ensuite d'explorer cette observation, puis de tester et de structurer une méthode. Ses premiers travaux scientifiques furent publiés en 1989.
L'EMDR a progressivement évolué vers un protocole structuré qui associe l'évocation d'un souvenir ou d'une expérience difficile à des stimulations bilatérales alternées.
Comment se déroule la stimulation bilatérale ?
Selon le protocole utilisé, les stimulations peuvent prendre différentes formes :
La personne porte son attention sur un souvenir, une image, une émotion, une pensée ou une sensation corporelle, tout en suivant les indications du praticien. L'objectif est de favoriser un retraitement de l'expérience évoquée et de modifier progressivement la manière dont elle est vécue et ressentie.
Que se passe-t-il dans le cerveau ?
Pour comprendre l'approche EMDR, il faut s'intéresser à la manière dont nous mémorisons nos expériences.
Un souvenir ne se limite pas à une image du passé. Il peut être associé à des émotions, des sensations physiques, des pensées et des conclusions que nous avons tirées sur nous-mêmes ou sur le monde.
Une expérience très éprouvante peut, chez certaines personnes, rester associée à une forte réaction émotionnelle. Un élément du présent — une voix, un bruit, une odeur, une situation relationnelle — peut alors rappeler inconsciemment ou consciemment ce qui a été vécu et réactiver une partie de cette réaction.
Le modèle théorique de l'EMDR, appelé modèle de traitement adaptatif de l'information (T.A.I), propose que le retraitement permette de créer de nouveaux liens entre ces souvenirs et d'autres informations disponibles, notamment celles qui nous permettent aujourd'hui de mieux comprendre la situation. Le but n'est pas d'effacer le souvenir, mais de modifier la façon dont il continue de nous affecter.
Les mécanismes précis de l'EMDR font toujours l'objet de recherches. L'implication de la mémoire de travail et de l'attention figure parmi les hypothèses étudiées ; il serait toutefois excessif d'affirmer que tous les mécanismes neurobiologiques sont aujourd'hui parfaitement élucidés.
Quand le passé continue de peser sur le présent
Nous avons parfois tendance à penser qu'un événement devrait cesser de nous affecter dès lors qu'il est terminé, que nous l'avons compris ou que nous avons décidé de passer à autre chose. Pourtant, comprendre une situation intellectuellement ne suffit pas toujours à apaiser les émotions qui lui sont associées.
Vous savez peut-être que vous n'êtes plus en danger, mais vous ressentez malgré tout une boule au ventre. Vous savez que vous avez les compétences nécessaires, mais le doute s'installe dès que vous devez prendre la parole. Vous souhaitez faire confiance, mais certaines situations déclenchent une peur intense de l'abandon ou du rejet.
Ces réactions ne sont pas nécessairement le signe d'un trouble psychique. Elles peuvent aussi traduire une difficulté à retrouver un sentiment de sécurité dans certaines circonstances.
Les expériences marquantes ne sont pas toujours spectaculaires
Lorsqu'on parle de traumatisme, on pense souvent à un accident grave, une agression, un deuil brutal ou une situation mettant la vie en danger. Ces événements peuvent effectivement avoir des conséquences psychologiques importantes. Mais notre histoire émotionnelle est également façonnée par des expériences répétées, parfois moins visibles.
Un enfant régulièrement humilié, une personne qui subit des critiques constantes, un salarié exposé à des tensions répétées, quelqu'un qui vit longtemps dans l'incertitude ou une relation dans laquelle il ne se sent jamais suffisamment reconnu peuvent progressivement perdre confiance en eux ou développer une vigilance excessive.
Une accumulation de petites expériences difficiles peut devenir éprouvante, même si chacune, prise isolément, semble peu importante.
Il est cependant essentiel de distinguer l'accumulation de stress et de difficultés émotionnelles d'un traumatisme psychique au sens clinique. Toute expérience pénible n'est pas un traumatisme, et les conséquences varient selon les personnes, leur histoire, leurs ressources et leur environnement.
Quand les petites blessures s'accumulent. Imaginons une personne qui, pendant plusieurs années, entend régulièrement qu'elle est trop sensible, qu'elle exagère ou qu'elle ne fait jamais assez bien. Au début, chaque remarque peut provoquer de la tristesse ou de la colère. Avec le temps, ces expériences répétées peuvent contribuer à installer des pensées telles que : « Je ne suis jamais à la hauteur. » - « Je dois faire plaisir pour être apprécié(e). » - « Si je fais une erreur, je serai rejeté(e). » - « Je dois tout contrôler pour éviter les problèmes. »
Plus tard, une remarque anodine au travail peut réveiller ce sentiment ancien d'incompétence. Une critique constructive peut être vécue comme une attaque. Une hésitation peut devenir la preuve apparente que l'on n'est pas capable. Ce mécanisme n'est ni systématique ni irréversible. Il illustre simplement comment des expériences répétées peuvent influencer les attentes, les croyances et les réactions émotionnelles.
Les recherches sur le stress chronique et les expériences négatives répétées montrent que leur accumulation peut avoir des conséquences sur la santé et le bien-être. Cela ne signifie pas pour autant que l'EMDR soit automatiquement indiquée pour toutes ces situations.
À quoi sert l'EMDR ? Deux cadres à bien distinguer.
L'EMDR est particulièrement connue pour son utilisation en psychothérapie dans le traitement du trouble de stress post-traumatique. Elle est recommandée dans plusieurs recommandations internationales pour cette indication.
L'Organisation mondiale de la Santé (l'OMS) cite notamment l'EMDR et les thérapies cognitivo-comportementales centrées sur le traumatisme parmi les interventions psychologiques recommandées pour le TSPT (Syndrome de stress post-traumatique). Une revue scientifique publiée en 2024 recense plus de 30 essais contrôlés randomisés ayant étudié l'efficacité de l'EMDR chez les adultes et les enfants présentant un TSPT. Les résultats sont donc particulièrement documentés dans ce domaine. Pour d'autres difficultés, les résultats sont plus variables et les preuves restent moins solides.
A. L'EMDR dans le cadre du psychotraumatisme
Un traumatisme psychique peut survenir lorsqu'une personne a vécu ou été confrontée à un événement particulièrement éprouvant.
Chez certaines personnes, les conséquences persistent : souvenirs intrusifs, cauchemars, évitement de certaines situations, hypervigilance ou réactions émotionnelles intenses.
Dans le cadre d'une psychothérapie menée par un professionnel compétent, l'EMDR peut aider à travailler sur les souvenirs traumatiques et leurs répercussions. Ce travail ne consiste pas à forcer la personne à revivre son histoire. Il nécessite une évaluation, une préparation adaptée, des ressources de stabilisation et un suivi rigoureux. Le protocole est ajusté à la situation et à la capacité de la personne à tolérer ce travail.
L'EMDR ne garantit pas la disparition de tous les symptômes et ne convient pas nécessairement à toutes les situations.
Lorsqu'un trouble psychique est suspecté ou diagnostiqué, ou lorsque les symptômes sont importants, l'accompagnement relève d'un professionnel de santé compétent. Une approche complémentaire ne doit jamais retarder ou remplacer les soins nécessaires.
B. L'accompagnement des difficultés émotionnelles du quotidien
Toutes les personnes qui consultent ne présentent pas un trouble psychique. Certaines souhaitent avant tout mieux comprendre leurs réactions, traverser une période difficile ou retrouver davantage de sérénité.
Elles peuvent par exemple rencontrer des difficultés autour de :
Dans ces situations, il convient de rester prudent : l'EMDR n'est pas un remède universel contre le stress, l'insomnie, le manque de confiance en soi ou l'anxiété. Néanmoins, un accompagnement émotionnel peut permettre d'explorer ce qui déclenche certaines réactions, de mieux identifier ses besoins et de développer des ressources adaptées.
Ce que je peux vous proposer dans mes accompagnements
Dans mon accompagnement, je porte une attention particulière aux liens entre ce que vous vivez, ce que vous ressentez et la manière dont votre corps réagit. Il ne s'agit pas de chercher systématiquement un traumatisme derrière chaque difficulté, ni de considérer que tout trouve nécessairement son origine dans le passé. Il s'agit plutôt de prendre le temps de comprendre votre situation, d'accueillir ce qui se présente et de déterminer ce qui pourrait vous aider.
Selon votre demande et les conditions dans lesquelles l'accompagnement est approprié, nous pouvons notamment travailler autour de :
Je peux également mobiliser différentes approches complémentaires, comme la sophrologie, l'hypnose ou l'EFT Tapping, en fonction de vos besoins et de mon champ de compétence. L'essentiel est de choisir une démarche adaptée à votre situation plutôt que d'appliquer une méthode à tout prix.
L'EMDR est une méthode structurée qui nécessite une formation appropriée. Chaque accompagnement commence par un échange permettant de comprendre votre demande et de vérifier si la démarche envisagée est pertinente. Dans mon activité de psychopraticienne non médicale, je ne pose pas de diagnostic et ne prends pas en charge les troubles psychiques relevant de soins spécialisés. Si votre situation nécessite une évaluation ou un suivi médical ou psychologique, je vous oriente vers un professionnel de santé adapté.
Et si l'EMDR concernait aussi les animaux ?
Les émotions et les réactions de stress ne sont pas propres aux humains. Les animaux peuvent eux aussi manifester de la peur, de l'évitement ou une vigilance importante à la suite d'expériences éprouvantes.
Un chien peut se mettre à paniquer à l'approche d'un congénère après une mauvaise rencontre. Un chat peut se cacher dès qu'il entend un bruit qui lui rappelle une situation effrayante. Un cheval peut devenir inquiet dans un contexte associé à une expérience désagréable.
Ces réactions méritent d'être comprises dans leur contexte, sans attribuer automatiquement à l'animal des pensées ou des souvenirs identiques aux nôtres.
Qu'est-ce que l'EMDR animal ?
L’EMDR animal est une approche spécifiquement adaptée aux mammifères, notamment aux chiens, aux chats et aux chevaux, qui vise à les aider à mieux gérer certaines peurs et perturbations émotionnelles liées à des expériences difficiles. Elle a été conceptualisée en France par Fabienne Lannes-Gillibert à partir de 2010. Elle repose sur la pratique des protocoles spécifiques issus de l'EMDR classique et elle est validé par l'institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM ).
Elle peut notamment être envisagée lorsqu’un animal présente des réactions de peur intenses, des phobies, de l’évitement ou une forte réactivité dans certaines situations : orages, transports, soins ou rencontres, par exemple. À travers un protocole adapté à l’animal, l’objectif est de favoriser un apaisement émotionnel afin qu’il puisse vivre ces situations plus sereinement.
Par principe de précaution, toute modification comportementale doit également conduire à envisager une évaluation vétérinaire, notamment pour rechercher une cause médicale ou une douleur. L'accompagnement animalier ne se substitue ni aux soins vétérinaires ni au travail d'un professionnel compétent en comportement animal.
Le lien entre le bien-être humain et le bien-être animal
Vivre avec un animal peut être une source de joie, de réconfort et de lien. Mais lorsque celui-ci présente des peurs, des réactions difficiles ou des problèmes de comportement, son humain peut lui aussi ressentir de l'inquiétude, de la culpabilité, de l'épuisement ou un sentiment d'impuissance. Mon intérêt pour cette approche s'inscrit aussi dans une réflexion plus large sur la relation "humain-animal".
Il est alors précieux de pouvoir accompagner les émotions de l'humain tout en travaillant en collaboration avec les professionnels qui prennent soin de l'animal.
L'objectif n'est pas de faire porter à l'humain la responsabilité des difficultés de son compagnon, ni de considérer que son état émotionnel explique tout le comportement de l'animal. C'est de prendre en compte les deux membres du binôme, chacun avec ses besoins et ses particularités.
Le bien-être individuel au service du bien-vivre ensemble : cette conviction guide mon intérêt pour une approche respectueuse et pluridisciplinaire de la relation humain-animal.
L'EMDR : une méthode à envisager avec discernement
L'EMDR a ouvert des perspectives importantes dans l'accompagnement du psychotraumatisme. Les recherches ont permis de mieux documenter son intérêt, tout en laissant ouvertes certaines questions sur les mécanismes précis qui expliquent ses effets et sur ses applications au-delà de cette indication. Il est donc important de distinguer ce qui est solidement documenté, ce qui reste à étudier et ce qui relève de l'expérience d'un praticien.
Une méthode ne remplace jamais l'écoute, l'évaluation de la situation et le respect du rythme de la personne.
Si vous vous sentez régulièrement envahi(e) par le stress, si certaines expériences continuent de peser sur votre quotidien ou si vous souhaitez mieux comprendre vos réactions émotionnelles, un premier échange peut vous aider à clarifier votre demande.
Vous n'avez pas besoin d'avoir toutes les réponses avant de demander de l'aide. L'important est de trouver un accompagnement adapté à ce que vous vivez, dans un cadre respectueux et sécurisant.
Vous souhaitez faire le point sur votre situation ?
Je vous propose un échange découverte gratuit de 15 minutes par téléphone ou en visioconférence. Ce temps permet de présenter votre demande et de vérifier si mon accompagnement peut vous convenir.
---
Article rédigé par Valérie Cantaloube - Psychopraticienne.
---
Références scientifiques utilisées pour la création de cet article :
1. Organisation mondiale de la Santé (OMS) - Trouble de stress post-traumatique : traitement et interventions psychologiques.
2. Inserm — Canal Détox (2023) - L'EMDR permet-il de traiter le stress post-traumatique ?
3. de Jongh, de Roos et El-Leithy (2024)
State of the science: Eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) therapy. Journal of Traumatic Stress.
4. Francine Shapiro — origines et développement de l'EMDR
5. Wurtz et al. (2016)
Preventing long-lasting fear recovery using bilateral alternating sensory stimulation: a translational study. Neuroscience, 321, 222–235.
6. Le modèle animal de l'état de stress post-traumatique et mise au point d'un protocole de stimulation EMDR chez le rongeur.
Cyril Herry; Wurtz H, El-Khoury-Malhame M, Wilhelm F, Michael T, Beetz EM, Roques J, Reynaud E, Courtin J, Khalfa S, Herry C. Preventing long-lasting fear recovery using bilateral alternating sensory stimulation: a translational study. Neuroscience 2016; 321: 222-235.
30/09/2026
La peur : une émotion indispensable à notre survie
Avant de vouloir comprendre pourquoi nous avons parfois « trop peur », il est important de comprendre ce qu’est la peur.
La peur n’est pas un défaut. Elle n'est pas une faiblesse. Elle n'est pas non plus une émotion qu'il faudrait absolument éliminer. C'est avant tout un mécanisme de protection.
Au cours de l'évolution, les organismes capables de détecter rapidement une menace avaient davantage de chances de survivre. Face à un danger, le cerveau déclenche une série de réactions permettant au corps de se préparer à agir « Fuir – Combattre Ou se figer ».
Notre cerveau possède donc un système d'alerte extrêmement performant. Et heureusement. Le problème n'est pas que nous ayons un système d'alerte. Le problème peut apparaître lorsque celui-ci est sollicité trop souvent ou trop longtemps.
Pourquoi notre cerveau a-t-il si peur aujourd'hui ?
Notre cerveau n'a pas changé aussi vite que notre environnement ! Pendant une grande partie de notre évolution, les menaces étaient essentiellement concrètes et immédiates. Un prédateur… Un ennemi… Une blessure… Le manque de nourriture… Un danger physique.
Aujourd'hui, les menaces auxquelles nous sommes exposés sont souvent beaucoup plus abstraites. Nous pouvons avoir peur de perdre notre travail ; de tomber malade ; de ne pas être à la hauteur ; de décevoir ; de l'avenir de nos enfants ; du changement climatique ; d'une guerre à l'autre bout du monde ; de notre situation financière ; du regard des autres ; ou simplement de ce qui pourrait arriver.
Notre cerveau possède une capacité extraordinaire : il peut anticiper. Mais cette capacité peut aussi alimenter l'anxiété. Car pour notre cerveau, imaginer une menace peut parfois suffire à déclencher une partie des réactions associées au danger.
Quand le « et si… ? » devient une source d'alerte
« Et si je tombe malade ? » ... « Et si je perds mon emploi ? » ... « Et si quelque chose arrive à mes enfants ? » ... « Et si je me trompe ? » ... « Et si ça recommence ? » ...
L'anxiété se nourrit souvent de ces scénarios futurs. Le danger n'est plus forcément présent. Il est possible. Et cette différence est fondamentale. La peur peut nous protéger face à un danger actuel. L'anxiété peut nous maintenir en alerte face à un danger anticipé.
Peur, anxiété et hypervigilance : que se passe-t-il dans notre corps ?
La peur n'est pas seulement une pensée. Elle est aussi une expérience corporelle. Lorsque notre cerveau détecte une menace, réelle ou perçue comme telle, notre organisme se mobilise.
· Le rythme cardiaque peut augmenter.
· La respiration se modifier.
· Les muscles se contracter.
· La vigilance s'intensifier.
· La digestion ralentir.
· L'attention se focaliser sur ce qui pourrait représenter un danger.
C'est parfaitement adapté lorsque nous devons réagir rapidement. Mais que se passe-t-il lorsque cette mobilisation ne redescend pas ?
Nous pouvons alors avoir la sensation d'être constamment sur le qui-vive. C'est ce que l'on peut appeler un état d'hypervigilance. Et plus nous surveillons notre environnement à la recherche d'un danger, plus nous avons de chances de trouver… quelque chose qui pourrait nous inquiéter.
Un cercle peut alors s'installer : Perception d'une menace → activation → surveillance → interprétation → nouvelle alerte.
Le monde moderne entretient-il notre peur ?
Informations en continu et surcharge anxiogène ... Nous vivons aujourd'hui dans un environnement où les informations sont accessibles 24 heures sur 24. Nous pouvons être informés instantanément d'un accident, d'une catastrophe naturelle, d'un conflit ou d'un fait divers survenu à des milliers de kilomètres.
Notre cerveau n'a pourtant pas été conçu pour traiter en permanence les dangers potentiels de l'ensemble de la planète. Cette exposition répétée peut contribuer à maintenir notre attention orientée vers la menace. À cela s'ajoutent les réseaux sociaux, les notifications, les images, les comparaisons et l'impression qu'il faudrait constamment rester informé.
Être informé n'est pas forcément le problème. C'est parfois la quantité et la fréquence d'exposition qui peuvent devenir épuisantes pour notre système nerveux.
Notre cerveau cherche naturellement ce qui pourrait mal se passer. Pour survivre, il est plus utile de repérer rapidement une menace que de passer à côté.
Notre cerveau a donc tendance à accorder une importance particulière aux informations négatives ou potentiellement dangereuses. C'est une forme de biais de vigilance qui a probablement été très utile à nos ancêtres. Mais dans un monde où les informations anxiogènes sont disponibles en permanence, ce fonctionnement peut devenir particulièrement sollicitant.
Peut-on avoir peur sans être réellement en danger ?
Oui. Et c'est probablement l'une des choses les plus importantes à comprendre lorsqu'on souffre d'anxiété.
Une sensation de danger n'est pas toujours la preuve d'un danger réel. Le corps peut être en état d'alerte alors que nous sommes objectivement en sécurité. Cela ne signifie pas que la sensation est « imaginaire ». Au contraire. La sensation est bien réelle ! Le cœur bat plus vite… Le ventre se noue… Les muscles se crispent… La respiration change… La pensée s'emballe…
Mais la question devient alors : « Qu'est-ce que mon système d'alerte essaie de me signaler… et y a-t-il réellement un danger ici et maintenant ? »
Cette distinction peut constituer un premier pas vers une meilleure régulation de la peur et de l'anxiété.
Comment mieux gérer la peur et l'anxiété aujourd'hui ?
L'objectif n'est pas de ne plus avoir peur. Ce serait d'ailleurs probablement impossible… et pas forcément souhaitable. La peur a une fonction.
L'enjeu serait plutôt d'apprendre à mieux écouter son système d'alerte et à retrouver la capacité de revenir vers un état de sécurité lorsque le danger est passé.
1. Comprendre sa peur plutôt que lutter contre elle
Lorsque nous cherchons absolument à faire disparaître une émotion, nous pouvons parfois lui donner encore davantage d'importance.
Au lieu de : « Il faut que j'arrête d'avoir peur. » Il peut être intéressant d'expérimenter : « Je remarque que j'ai peur. Que cherche-t-elle à protéger ? ». Ce changement de posture permet de considérer la peur comme une information plutôt que comme un ennemi.
2. Faire la différence entre danger réel et danger anticipé
Lorsque l'anxiété monte, quelques questions peuvent aider :
· Que se passe-t-il réellement maintenant ?
· Suis-je en danger à cet instant précis ?
· Qu'est-ce qui relève d'un fait ?
· Qu'est-ce qui relève d'une anticipation ?
· Ai-je quelque chose à faire maintenant ?
Ces questions permettent parfois de remettre une frontière entre le présent et les scénarios construits par notre esprit.
3. Revenir au corps
Parce que la peur est aussi corporelle, sa régulation ne passe pas uniquement par la pensée. Respiration consciente, mouvement, relaxation, méditation, ancrage, attention aux sensations corporelles…
Il existe différentes façons d'aider progressivement l'organisme à retrouver un état plus calme. Il ne s'agit pas de se répéter artificiellement : « Tout va bien. » Mais plutôt de permettre au corps d'expérimenter : « Là, maintenant, je peux relâcher un peu la vigilance. »
4. Réduire la surcharge d'informations anxiogènes
Nous ne pouvons pas empêcher les événements du monde d'exister. Mais nous pouvons parfois choisir la quantité d'informations auxquelles nous nous exposons.
· Faut-il réellement consulter les actualités dix fois par jour ?
· Est-il nécessaire de regarder toutes les images ?
· Avons-nous besoin de recevoir chaque notification ?
Se protéger de la surcharge informationnelle ne signifie pas être indifférent au monde. Cela peut simplement être une manière de préserver son énergie psychique pour pouvoir agir là où nous avons réellement une capacité d'action.
5. Retrouver du lien et de la sécurité relationnelle
Un autre aspect me paraît essentiel : nous sommes des êtres profondément sociaux. Face aux incertitudes, nous avons parfois tendance à vouloir tout gérer seuls. Pourtant, parler avec quelqu'un, être écouté, se sentir compris, partager une difficulté ou appartenir à un groupe peut constituer une véritable ressource.
La régulation émotionnelle n'est donc pas uniquement une affaire individuelle. Le sentiment de sécurité peut aussi se construire dans la relation.
Et si nous arrêtions d'avoir peur… d'avoir peur ?
C'est peut-être finalement la question la plus intéressante. Nous ne pouvons pas supprimer la peur. Et nous n'en avons probablement pas besoin.
Une vie sans peur serait aussi une vie privée d'un précieux système de protection. En revanche, nous pouvons apprendre à reconnaître ce que notre peur cherche à nous dire.
Nous pouvons apprendre à différencier : « le danger de maintenant » de « la menace que notre cerveau imagine pour demain ».
Nous pouvons apprendre à écouter notre corps… À ralentir… À nous exposer moins à ce qui entretient inutilement notre état d'alerte… À retrouver du lien.
Et surtout, à comprendre qu'une émotion aussi ancienne que la peur n'est pas forcément adaptée à toutes les situations auxquelles notre monde moderne nous expose.
La peur n'est pas notre ennemie
L'écoute de l'interview de Sébastien Bohler m'a rappelé quelque chose d'essentiel dans l'accompagnement du stress et des émotions : Nous ne sommes pas obligés de lutter contre ce que notre cerveau et notre corps essaient de faire pour nous protéger.
Parfois, ils ont simplement besoin que nous les aidions à comprendre que le danger est passé. La peur peut alors retrouver sa juste place. Ni ignorée. Ni combattue. Mais écoutée, comprise et régulée.
Et peut-être que notre véritable enjeu, dans ce monde où les sources d'inquiétude sont devenues presque infinies, n'est pas d'apprendre à ne plus avoir peur.
Mais d'apprendre à retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour que la peur ne décide pas à notre place.
---------
Article rédigé par Valérie Cantaloube et inspiré notamment de l'entretien de Sébastien Bohler, docteur en neurosciences et journaliste, dans le podcast Métamorphose consacré à la peur et à ses origines.
À retenir : la peur est un mécanisme de protection. Lorsque l'environnement moderne entretient durablement notre système d'alerte, il peut devenir essentiel de distinguer le danger réel de la menace anticipée et de développer des ressources de régulation du stress et des émotions.
15/07/2026
À qui s’adresse ce rendez-vous ?
• À toute personne qui ressent du stress, des émotions envahissantes, ou une fatigue mentale et qui souhaite avancer à son rythme.
• Aux personnes curieuses de comprendre ma façon de travailler (sophrologie, EFT Tapping, hypnose ericksonienne, acupression, cohérence respiratoire ...).
• À celles et ceux qui hésitent entre plusieurs approches et veulent un avis neutre et personnalisé.
Ce que vous allez y gagner en 15 minutes
• De la clarté : mettre des mots simples sur ce que vous vivez et sur votre objectif prioritaire.
• Une orientation : la proposition la plus pertinente pour vous (séance individuelle, protocole, ou autre piste si besoin).
• Une première ressource : je partage souvent un micro-outil facile (ex. une respiration courte ou un point d’acupression) pour amorcer l’apaisement dès maintenant.
• De la sécurité : vous vérifiez librement si le courant passe et si mon cadre vous correspond.
Concrètement, comment ça se déroule ?
1) Avant l’appel
• Vous réservez un créneau (téléphone ou visio).
• Vous recevez une confirmation avec le mode de connexion et, si besoin, un court questionnaire (facultatif) pour cibler votre demande.
2) Pendant l’échange (15 min)
• Accueil & écoute : vous m’expliquez votre situation en quelques phrases.
• Cadrage : je reformule, j’identifie l’objectif réaliste du moment et les freins éventuels.
• Proposition : je vous explique comment je peux vous aider (rythme, méthodes, modalités) ou je vous oriente si une autre ressource me semble plus adaptée.
• Mini-outil : si le temps le permet, je vous transmets un petit exercice à tester.
3) Après l’appel
• Vous recevez un récapitulatif synthétique avec les prochaines étapes (prise de rendez-vous, ressources utiles, conditions pratiques).
• Vous décidez en toute liberté — aucune obligation.
Ce que ce rendez-vous n’est pas
• Ce n’est pas une séance thérapeutique complète (on ne traite pas tout en 15 min).
• Ce n’est pas un diagnostic médical ni un avis psychiatrique.
• Ce n’est pas une promesse miraculeuse : on pose un cap, on choisit la bonne méthode et on avance pas à pas.
Modalités pratiques
• Durée : 15 minutes.
• Format : téléphone ou visioconférence (Whastapp).
• Tarif : offert, sans engagement.
Comment bien vous préparer (optionnel)
• Notez 1 à 3 situations récentes où le stress a été présent.
• Formulez un objectif simple (ex. « mieux dormir », « apprivoiser l’anxiété avant telle échéance », « arrêter de ruminer »).
• Prévoyez un endroit calme pour l’appel.
Confidentialité & éthique
Votre parole est accueillie sans jugement. La confidentialité est respectée. Je m’engage à proposer uniquement ce qui est utile pour vous, au bon rythme, en toute transparence.
Annulation / report
Un imprévu ? Pas de souci : vous pouvez annuler ou déplacer votre rendez-vous découverte jusqu’à l’heure prévue, via le lien de confirmation ou par simple message. Merci de prévenir dès que possible pour libérer le créneau.
Foire aux questions
• Est-ce vraiment gratuit ?
Oui. C’est un temps d’orientation offert, sans obligation de poursuivre.
• Et si j’ai besoin d’aide « maintenant, tout de suite » ?
S’il y a urgence médicale ou psychique, contactez les services d’urgence. Sinon, je vous indiquerai la meilleure prochaine étape (séance, ressource, orientation).
• Combien de rendez-vous découverte puis-je faire ?
J’offre un seul et unique Rdv « Découverte ». Si vous ressentez le besoin d’aller plus loin, vous pouvez prendre Rdv pour une consultation plus longue pendant laquelle nous irons plus en profondeur dans votre démarche d’accompagnement (explications, réponses à vos questions, pratique des méthodes que je propose …).
• Et si j’ai des questions qui me viennent après le Rdv découverte ?
Si vous avez besoin d’éclaircissements complémentaires, vous pouvez utiliser la fiche CONTACT. J’y répondrai avec soin le plus rapidement possible.
• Peut-on commencer un protocole après ?
Oui, si ma proposition vous convient. Je vous envoie alors les modalités (cadre, rythme, tarif, prise de rendez-vous).
Prêt·e à essayer ?
Offrez-vous 15 minutes pour respirer, clarifier et choisir votre prochaine étape.
👉 Réserver mon rendez-vous découverte (15 min, offert) – téléphone ou visio
27/03/2026
Ce que disent les études : un lien massif et documenté.
Depuis plusieurs décennies, chercheurs, vétérinaires et professionnels du social s’intéressent à ce qu’on appelle aujourd’hui “The Link” : le lien entre violences faites aux animaux et violences faites aux humains.
Une revue de littérature majeure (Monsalve et al., 2017), portant sur 96 études, montre que : 94 études sur 96 retrouvent une association entre maltraitance animale et violence interpersonnelle
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Autrement dit : la co-occurrence est fréquente, solide, et largement confirmée scientifiquement.
Mais attention à la nuance essentielle :
---
Dans les violences conjugales : l’animal comme levier de contrôle.
L’un des aspects les plus marquants mis en évidence par la recherche concerne les violences conjugales.
Une étude d’Ascione et al. (2007) montre que les femmes victimes de violences conjugales sont 11 fois plus susceptibles de rapporter des violences envers leur animal. Mais ce n’est pas “juste” de la violence parallèle.
L’animal devient souvent :
Certaines études montrent même que des victimes restent plus longtemps dans une relation violente par peur pour leur animal (Gallagher & Allen, 2008).
---
Chez l’enfant : un indicateur de souffrance profonde.
Chez les enfants et adolescents, la lecture est encore plus essentielle.
Les recherches montrent que :
La violence envers l’animal devient alors :
Ce n’est pas un comportement à punir uniquement. C’est un comportement à comprendre.
---
Le rôle clé du monde vétérinaire.
Aujourd’hui, les vétérinaires sont en première ligne.
Ils sont souvent les seuls à voir :
Les ressources du CNR BEA et de l’association AMAH insistent sur ce point : La maltraitance animale doit alerter sur un possible contexte de violence globale
Mais les études montrent aussi une difficulté : 90 % des vétérinaires connaissent ce lien mais seulement 17 % savent comment agir concrètement (Oellig et al., 2024)
Il y a encore un enjeu majeur de formation et de coordination.
---
Ce que disent les expertises françaises.
Les travaux de ANSES apportent un éclairage complémentaire essentiel. Dans son rapport sur les morsures de chien, l’ANSES rappelle que les comportements agressifs ne peuvent pas être expliqués uniquement par l’animal.
Ils doivent être compris à travers :
Autrement dit : Le comportement animal est aussi le reflet d’un système relationnel.
---
Une violence invisible : la maltraitance passive.
Dans mon accompagnement, je rencontre souvent une autre forme de violence : La maltraitance passive. Elle est rarement nommée… mais pourtant omniprésente.
Elle concerne autant les humains que les animaux :
Ce n’est pas de la malveillance volontaire. Mais ses effets peuvent être profonds. Et c’est souvent là que tout commence.
---
Comprendre ce qui se joue… pour transformer.
Ce que nous disent toutes ces études, au fond, ce n’est pas seulement qu’il existe un lien entre deux formes de violence. C’est qu’il existe un terrain commun :
Et c’est précisément là que se situe mon travail.
---
Une approche globale : humain et animal, un même équilibre.
Accompagner un humain à retrouver un état d’être plus apaisé, plus stable, plus conscient…
C’est aussi agir indirectement sur :
Et inversement : Observer la relation à l’animal permet souvent de comprendre l’humain.
---
Et si on changeait de regard ?
Et si, au lieu de cloisonner violences humaines d’un côté et violences animales de l’autre, on acceptait de voir un seul et même langage relationnel en difficulté ?
Non pas pour juger. Mais pour comprendre. Et surtout, pour agir autrement.
---
S.O.S - En cas de violences : des aides existent
Si vous êtes témoin ou victime de violences, ou si vous suspectez une situation préoccupante, il est important de ne pas rester seul(e). Des dispositifs existent pour vous écouter, vous accompagner et agir. Les violences envers les animaux et les violences humaines sont souvent liées. Signaler une situation, c’est parfois protéger plusieurs vies à la fois.
⚠️ Un point important - Demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un acte de protection. Pour soi, pour les autres… et pour le vivant.
📞 Urgences immédiates
👤 Violences faites aux humains
🐾 Violences faites aux animaux
Article rédigé par Valérie Cantaloube
Références scientifiques (sélection)
18/12/2025
Comment fonctionne l’application ?
Dialogue avec les agents virtuels
Dès l’ouverture de l’application, l’utilisateur est invité à échanger avec Louise ou Jeanne – des compagnons virtuels bienveillants et conçus pour simuler un dialogue naturel. Grâce à ces échanges, l’application peut :
Suivi quotidien avec des agendas
Une fois l’évaluation initiale faite, Kanopee propose deux agendas : un pour le sommeil et un pour la consommation. Pendant une semaine, l’utilisateur note ses heures de coucher et de réveil, ainsi que les éléments influençant son repos. Cet suivi quotidien permet à l’application d’affiner ses conseils pour les jours suivants.
Des conseils personnalisés
Après cette phase d’observation, Kanopee fournit des recommandations adaptées à chaque situation. Celles-ci s’appuient sur des principes validés, notamment issus de la thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie (CBT-I), une approche reconnue pour son efficacité à améliorer l’hygiène du sommeil.
Les recommandations portent sur des éléments concrets tels que :
Résultats et efficacité
Des études scientifiques ont évalué l’impact de l’utilisation de Kanopee. Les résultats sont prometteurs : chez des utilisateurs ayant suivi le programme, une diminution des symptômes d’insomnie a été observée après seulement quelques jours d’utilisation, avec une amélioration significative de la qualité du sommeil.
Ce type de solution digitale s’inscrit dans une tendance croissante de la santé connectée, permettant à chacun de faire un premier bilan de son sommeil, puis d’agir de façon autonome avant d’envisager une consultation médicale si nécessaire.
Une application utile pour qui ?
Bien que Kanopee s’adresse au grand public, elle est particulièrement utile pour :
Accompagnement vers un professionnel si besoin
Un point fort de l’application : si, malgré les conseils et le suivi, l’utilisateur constate que ses problèmes persistent, Kanopee donne la possibilité d’être orienté vers un professionnel de santé, notamment dans la région Nouvelle-Aquitaine ou via des contacts adaptés à d’autres régions.
En parallèle, je vous propose un accompagné ciblé pour vous apprendre à utiliser des outils efficaces de régulation du stress et des états émotionnels impliqués dans les problèmes de sommeil.
En résumé
Kanopee est une application innovante, simple d’accès et scientifiquement soutenue, qui permet :
✔️ De faire un bilan personnalisé de son sommeil ;
✔️ D’identifier des habitudes à changer ou à améliorer ;
✔️ De recevoir des conseils pratiques et adaptés au fil des jours ;
✔️ D’évaluer l’évolution de sa situation grâce à des outils de suivi.
Pour toute personne souhaitant reprendre le contrôle de ses nuits, Kanopee offre une porte d’entrée digitale vers un meilleur sommeil, à portée de main et à son propre rythme.
Pour télécharger l'application KANOPEE, cliquez ICI
Article rédigé par Valérie Cantaloube
15/12/2025
------------------------
Découvrez la Carte Cadeau "Séance de Sophrologie Relaxante" spécialement conçue pour la détente du corps & de l’esprit.
Cette séance est une invitation à ralentir, à relâcher les tensions physiques et mentales, et à retrouver un état de calme intérieur.
À travers des exercices doux de respiration, de relaxation corporelle et de visualisation guidée, la sophrologie permet :
Un moment enveloppant, idéal pour celles et ceux qui ressentent le besoin de souffler, de se recentrer et de retrouver de la clarté.
Acheter une carte Cadeau Sophrologie « Relaxation » ICI
Découvrez la carte Cadeau "Séance de Magnétisme" spécialement conçue pour la régulation & la régénérescence de l’énergie vitale
Cette séance propose un temps de rééquilibrage énergétique, favorisant la circulation harmonieuse de l’énergie vitale et soutenant les capacités naturelles de régulation de l’organisme.
Le magnétisme peut accompagner :
Une expérience subtile et profonde, qui agit à la fois sur le plan énergétique, émotionnel et physique.
Acheter la carte cadeau Magnétisme ICI
Une carte cadeau personnalisée, selon les besoins de la personne à chouchouter.
Parce que chaque personne est unique, il est également possible de créer une carte cadeau sur mesure.
En fonction des besoins, des attentes ou de la sensibilité de la personne à qui vous souhaitez faire plaisir, nous pouvons définir ensemble :
Une attention personnalisée, encore plus juste et bienveillante.
📍 Informations pratiques