1 2 3 4 5 6 7

pourquoi un chien castré peut voir améliorer son hyperréactivité par un anti-testostérone ?

15/01/2022

pourquoi un chien castré peut voir améliorer son hyperréactivité par un anti-testostérone ?

Le lien entre dérèglement fonctionnel et besoin irrépressible du corps à trouver son équilibre (homéostasie) semble indéniable. Lui retirer la possibilité de produire une hormone indispensable (en l’occurrence ici la testostérone) le pousse à se réguler (à combler) par d’autres moyens. Le cas échéant, la production des hormones analogues ou complémentaires à une fonction organique spécifique parait logique et la théorie de Joel l’explique très bien. Vivement des validations scientifiques consistantes à l’appui pour pouvoir faire avancer les choses en la matière.

 

Relais du post facebook du Dr.Joel Dehasse - 15.01.2022 :

Il y a quelque chose de bizarre dans les hormones (sexuelles) ! 

On me demande : « pourquoi un chien castré peut voir améliorer son hyperréactivité par un anti-testostérone ? » 
Ou pourquoi un chien peut exprimer une hypersexualité avec un taux de testostérone à 0 ? 
Dans la même idée : pourquoi une chienne peut être lactante avec un taux de prolactine à 0 ? 
Ou pourquoi un chien peut être hypothyroïdien avec une T4 et une T3 normales, mais un cortisol effondré ?

Comprendre l’effet des hormones est infiniment complexe. Je suis en pleine découverte de ces bizarreries. Et je partage avec vous quelques trouvailles. 

 

Je reviens à la question : : « pourquoi un chien castré peut voir améliorer son hyperréactivité par un anti-testostérone ? » 
Si les testicules ont été enlevés, peut-il encore produire de la testostérone ? Et si sa testostérone est à 0 dans l’analyse de sang, comment un anti-testostérone peut encore avoir un effet quelconque ? 

Eh bien, c’est très simple. 

Il y a de nombreux androgènes (hormones masculinisantes) : la testostérone, le DHEA (déhydroépiandrostérone), l’androstènedione, l’androstenediol, la DHT (dihydrotestostérone, ou androstanolone) et son métabolite l’androstanediol glucuronide, et d’autres encore. 
Ces androgènes sont produits dans les testicules, mais aussi dans les surrénales, un peu dans le foie, la graisse… 
Ces androgènes ont une affinité pour les récepteurs AR (androgen receptor) de la membrane cellulaires et de la membrane du noyau, et ont un effet épigénétique : ils modulent l’expression des gènes, qui vont coder pour des protéines. La plupart de l’action des hormones devrait être attribué aux milliers de protéines synthétisées. 


Au niveau comportement, les androgènes sont des accélérateurs de l’excitation, de la proactivité sociale, de la sexualité (et comportements dérivés), et de la réactivité, de l’irritabilité, des changements d’humeur et des crises de colère (rage). 


Donc, si on enlève les testicules, on enlève une source de production de testostérone, mais on n’enlève pas tous les androgènes. Mon hypothèse est que le corps, en manque de testostérone, va activer la production d’autres androgènes (et œstrogènes) pour essayer de fonctionner normalement (homéostasie) mais il y arrive difficilement parce que la balance des hormones est faussée. Par exemple, le chien va produire plus de DHT, trois fois plus active que la testostérone, mais toxique, et facilitant les alopécies androgéniques et les hyperplasies de la prostate et les comportements sexuels excessifs : marquage urinaire, chevauchement, agrippement, flehmen sur odeurs d’urine, reniflement du périnée (des humains), vol de chaussettes et lingerie (féminine), érections, masturbation, etc. 


Et les médicaments bloqueurs de AR, appelés anti-testostérone, en fait antiandrogène, bloquent l’action épigénétique de tous les androgènes. Et donc ces médicaments antiandrogène réduisent la réactivité quand celle-ci est accélérée par les androgènes. C’est une façon élégante de tester la présence (et l’effet) des androgènes (même quand le dosage de testostérone est à zéro). 


Source : Dr.Joël Dehasse - le 15 janvier 2022 -  facebook : https://www.facebook.com/Dr.Joel.Dehasse

Craquotte et Mya se joignent à moi pour vous envoyer nos vœux sincères pour 2022. 

01/01/2022

Craquotte et Mya se joignent à moi pour vous envoyer nos vœux sincères pour 2022. 

Nous sommes issues de 3 espèces différentes, nous avons 3 personnalités singulières chargées pour chacune d’entre nous, d’une histoire riche (et pas toujours facile). La vie a voulu que nous nous trouvions et doucement, nous avons appris à vivre ensemble. 

 

A présent, nous sommes un trinôme harmonieux et lié. Nous nous respectons et nous nous acceptons pour ce que nous sommes sans chercher à nous changer. Nous ne nous imposons rien les unes aux autres mais nous collaborons. Nous avons créé une communication propre à notre trinôme et nous nous guidons mutuellement sur les sentiers de la vie. 

 

Nous nous nourrissons de moments simples mais précieux passés ensemble. Nous souhaitons à tous de vivre cette bienfaitrice osmose basée sur le respect des besoins propres à nos espèces et à nos personnalités respectives. 

 

Au fond, n’est-ce pas l’une des clés à de nombreux problèmes majeurs en ce monde ? 💖 

Vrai ou faux ? Lien de causalité entre la race d'un chien et le comportement agressif

16/12/2021

Vrai ou faux ? Lien de causalité entre la race d'un chien et le comportement agressif

Chaque année en France, des milliers de personnes sont mordues par des chiens. Les conséquences de ces morsures peuvent être physiques, infectieuses, psychologiques, entraînant des coûts directs ou indirects pour la société.

L’Anses a été saisie par le ministère en charge de l’Agriculture pour mieux appréhender la dangerosité des chiens et apprécier la pertinence des mesures de catégorisation par race. 

 

Au vu des enjeux de santé publique associés aux morsures de chiens, l’Agence invite à mettre en œuvre une prévention combinant plusieurs leviers tels que la sensibilisation des éleveurs et des propriétaires de chiens aux besoins des animaux et à l’éducation à leur apporter, le renforcement du rôle des vétérinaires et la mise en place d’un dispositif d’observation et de collecte des informations sur les morsures.


Parmi ces leviers, l’Agence préconise en particulier de renforcer l’évaluation comportementale des chiens. Enfin, l’Anses rappelle que tous les chiens peuvent mordre, quelle que soit leur taille ou leur race, et qu’en conséquence il ne faut jamais laisser un enfant seul avec un chien sans la surveillance d’un adulte.


Mieux protéger des risques de morsure nécessite de combiner plusieurs moyens de prévention

 

L’Anses, qui a examiné l’ensemble des facteurs à considérer pour évaluer le risque de morsure, conclut que ce risque ne peut se fonder de manière fiable sur la seule race ou le type racial du chien.
L’analyse des facteurs de risque montre qu’ils concernent à la fois l’animal et ses interactions avec les humains : ceux qui l’élèvent, ceux qu’il rencontre occasionnellement, ainsi que les circonstances de ces rencontres. De ce fait, la prévention passe nécessairement par plusieurs leviers d’actions, qui impliquent tous les acteurs concernés.
Pour l’Agence, la prévention du risque de morsure implique en premier lieu la sensibilisation des enfants comme des adultes, propriétaires de chiens ou non :


1er - Au bien-être, besoins et attentes d’un chien ainsi qu’à la reconnaissance des signaux de stress chez l’animal : léchage de la truffe, bâillements répétitifs, détournement du regard, etc. ;
2e- Au fait que tous les chiens peuvent mordre, quelle que soit leur taille ou leur race, et qu’en conséquence il ne faut jamais laisser un enfant seul avec un chien sans la surveillance active d’un adulte.

 

Pour les propriétaires de chiens, la première visite de vaccination ou le bilan annuel chez le vétérinaire doit être l’occasion de sensibiliser aux facteurs de risques de morsure et d’insister sur l’importance de l’éducation de l’animal et du renforcement positif, c’est à dire des modes d’éducation de l’animal favorisant les récompenses lors des apprentissages.


Par ailleurs, l’Anses souligne qu’il relève de la responsabilité des éleveurs de chiens comme des propriétaires de faire coïncider les besoins du chien liés à sa taille, sa race, son caractère… avec les conditions de vie qu’il pourra avoir : petit appartement ou grande maison, possibilité de sorties régulières ou non, présence d’enfants en bas âge, etc.


Afin de mieux connaître et prévenir les circonstances des morsures, aujourd’hui insuffisamment déclarées (voir encadré), l’Anses propose la création d’un observatoire des morsures qui permettrait d’enrichir les données disponibles, d’alimenter les travaux de recherche mais aussi de formuler des conseils plus ciblés et adaptés au risque existant. Compte tenu de la présence très répandue des chiens dans la société, l’Agence est favorable à ce que cet observatoire soit alimenté par les professionnels du secteur, comme les vétérinaires et les éleveurs, mais aussi par des contributions citoyennes.

 

Il existe très peu de données concernant les morsures de chiens en France. Selon un rapport de 2007, environ 10 000 morsures par an faisaient l’objet de mises sous surveillance sanitaire. Ces chiffres représentent uniquement les morsures déclarées auprès de la Direction départementale en charge de la protection des populations et sont très certainement inférieurs à la réalité. Les professionnels (médecins, pompiers, vétérinaires, personnel hospitalier, etc.) et les particuliers doivent déclarer toute morsure de chiens auprès de leur mairie.
 
L’évaluation comportementale, un moyen de prévention à renforcer


Enfin, l’Agence estime que le rôle de l’évaluation comportementale par les vétérinaires, en cas de morsure ou sur demande spécifique du maire ou du préfet, doit être renforcé, en augmentant le nombre de vétérinaires inscrits pour réaliser ces évaluations et en harmonisant les formations, les pratiques et les outils utilisés. En effet, l’évaluation comportementale des chiens constitue un outil privilégié pour mieux connaître les risques pour un chien de mordre.

 

Actuellement, il existe trois motifs obligeant à réaliser une telle évaluation : l’appartenance à une race ou un type racial défini dans la réglementation, la morsure d’une personne, et la demande expresse du maire ou du préfet. L’Agence estime que l’analyse des résultats de l’observatoire permettra d’envisager d’autres situations pour réaliser des évaluations comportementales afin d’identifier les situations à risques avant qu’elles ne se concrétisent.

 

Sur base de son expertise, l’Anses souligne en revanche que la race ne permet pas à elle seule de prédire l’agressivité d’un chien. A ce jour, aucune étude scientifique ne met en effet en évidence un risque plus élevé de morsure par les chiens de catégories 1 et 2 dits « dangereux ». Les États-Unis, les Pays-Bas ou l’Italie, qui avaient adopté des catégorisations similaires, les ont abandonnées après avoir constaté leur inefficacité dans la réduction du risque de morsure.

 

La dangerosité d’un animal doit donc être évaluée individuellement.

 

Les facteurs à prendre en compte pour évaluer la dangerosité d’un animal : 

•    Des facteurs liés au chien comme :
 

  1. Sa race, son tempérament et son statut reproducteur (animal castré ou non), même si l’analyse de la littérature scientifique n’a pas permis de statuer sur l’impact de ces critères dans l’appréciation de la dangerosité ;
  2. Son sexe, les chiens mâles étant plus agressifs que les femelles ;
  3. Son âge, les chiens adultes (de 1 à 7 ans) étant plus à risque que les chiens jeunes (moins d’1 an) ;
  4. Ses conditions de développement, une séparation de la mère et de la fratrie trop précoce ou un contact avec l’humain trop tardif étant associés à des risques de morsure plus élevés ;
  5. Son bien-être, en respectant ses besoins et attentes ;
  6. Sa santé mentale et physique : affections douloureuses, altération de l’état émotionnel et troubles du comportement ;
  7. Ses modalités d’interaction avec l’humain, à savoir :
  8. Ses relations à l’humain,
  9. L’éducation reçue,
  10. Ses capacités émotionnelles et cognitives.

•     Des facteurs liés aux personnes exposées à la morsure :
     

  1. L’âge, le genre et la profession des victimes de morsure : les enfants en bas âge, les hommes et les professions en contact fréquent avec les chiens - vétérinaires ou personnel soignant, animaliers, conducteurs cynotechniques ou éducateurs canins - et les personnes utilisant les chiens de fonction particulière, de garde et de défense, sont plus à risque que les autres ;
  2. Les lieux de la morsure : la majorité des morsures d’enfants en bas âge et d’adultes propriétaires des chiens impliqués a lieu dans l’espace privé, tandis que la plupart des morsures des personnes non familières du chien mordeur se produit dans l’espace public ;
  3. Le mode de vie du chien tel que défini par son maître : l’éducation, les pratiques quotidiennes (sorties, jeux, etc.) ou encore l’hébergement de l’animal.

Source : Site de l'ANSES (Cliquez sur le lien pour accéder à l'article initial). 

La longueur de la laisse a-t ’elle un impact sur le bien-être du chien ?

14/12/2021

La longueur de la laisse a-t ’elle un impact sur le bien-être du chien ?

 

Il est fréquent pour acter d’un état de stress ou d’anxiété chez l’animal de récupérer des données physiologiques comme la tension artérielle, le rythme cardiaque, le taux de cortisol ou d’observer des symptômes comme la sudation, la salivation, la production involontaire d’urines ou de selles, les tremblements (…).

Détails de l’étude : 


Ici, c’est l’utilisation d’un harnais intégrant un dispositif de capture de pouls qui a été utilisé pour effectuer ces mesures et pour collecter les données. 

 

61 chiens ont participé à l’étude. Ils ont été équipés du harnais auquel ils ont tous été habitués au préalable puis ils ont été mis dans 3 situations différentes (même parcours et même durée de balade). La laisse de type dévidoir « enrouleur-dérouleur » n’a pas été utilisée dans cette étude car elle peut provoquer des tensions qui auraient faussées les données.

 

1ere situation : Balade avec une laisse de 1,5 mètres.
2e situation : Balade avec une longe de 5 mètres.
3e situation : Balade en liberté.

 

Les données sont revenues identiques pour chaque chien malgré des profils différents (chiens sortis tous les jours ou non, chiens de tous âges, mâles, femelles, stérilisés ou non, chien qui tire ou non en laisse). 

 

Le rythme du pouls ralentissait fortement chez le chien promené en longe et en liberté (versus chien en laisse courte) car il passait plus de temps à renifler son environnement. 

 

Comparé à la promenade en laisse courte, Le chien en longe passe 2.5 fois plus de temps à renifler. Le chien en liberté passe jusqu’à 4 fois plus de temps à renifler. 

 

Il a été mis en évidence que l’activité de flairage permettait donc d’abaisser le rythme du pouls quel que soit le type de chien.
Il a également été mis en évidence que les chiens au tempérament stressé bénéficiaient d’un apaisement (baisse du rythme du pouls) entre 2,5 à 10 fois plus important lorsqu’il était en longe ou en liberté.

 

Même lors d’efforts physiques (course), l’étude montre que la longueur de la laisse joue sur le rythme cardiaque du chien qui est amoindri lorsqu’il est en longe ou en liberté.

 

En conclusion : la longueur de la laisse a un impact sur la baisse du rythme cardiaque du chien. Plus elle est grande et plus elle lui permet de renifler son environnement donc de s’apaiser.


Source : http://www.dogfieldstudy.com/en/pulse-study/at-the-heart-of-the-walk
Interview : https://www.youtube.com/watch?v=DTPs8bIjX7c&ab_channel=Direct-Vet.fr

Communiquer avec son chat juste en plissant les yeux

08/12/2021

Communiquer avec son chat juste en plissant les yeux

Tout propriétaire d’un chat a probablement déjà remarqué cette expression faciale, similaire au rétrécissement des yeux chez l’homme lorsqu’il sourit, qui se produit généralement lorsque l’animal est détendu et satisfait. Ainsi, il suffirait de copier cette expression féline pour communiquer avec son chat. Dans une première étude sur le sujet, une équipe de psychologues a voulu vérifier si les chats se comportaient bel et bien différemment envers les personnes qui clignent lentement des yeux.

 


Dans un premier temps, des propriétaires ont été invités à cligner lentement des yeux en direction de leur chat dans leur environnement familial. Des caméras ont enregistré à la fois le visage du propriétaire et celui du chat. Les réactions des félins, avec ou sans interaction par “clignement” des maîtres, ont ensuite été comparées. Les conclusions montrent que les chats sont davantage susceptibles de cligner des yeux si leurs propriétaires ont eux-mêmes lentement cligné des yeux vers eux auparavant.

 


Les chercheurs ont ensuite voulu tester cette corrélation avec des personnes inconnues, avec qui les chats n’avaient eu aucun contact au préalable. Résultat : non seulement les chats leur répondent davantage en clignant des yeux, mais ils s’approchent plus volontiers d’une main tendue, lorsque la personne qui vient au contact cligne des yeux.

 


C’est la première fois que le rôle du clignement lent dans la relation chat-homme est étudié expérimentalement. Il est encore difficile de déterminer les raisons d’une telle communication par clignement. Les chercheurs l’interprètent comme un moyen de signaler des intentions pacifiques. En effet, un regard fixe peut, à l’inverse, être perçu comme une menace par les félins. Mais il est également possible que les chats aient développé cette expression en réponse à la réaction positive de leurs propriétaires.

 


Cette étude montre ainsi une réelle réceptivité entre le chat et l’homme, qui corrobore les données issues d’une série de travaux menés ces dernières années, indiquant que les chats sont beaucoup plus en phase avec leurs propriétaires qu’on ne le pensait auparavant. Les chats sont notamment plus sociaux avec les personnes qui sont attentives à leurs mimiques. S’ils semblent distants, il se peut donc que le problème provienne de l’homme, pas du chat. De même, les chats se font l’écho des traits de personnalité des humains avec lesquels ils vivent et peuvent réagir à leur tristesse. Ils peuvent également reconnaître leur nom, bien qu’ils choisissent de ne pas réagir la plupart du temps. Leurs liens avec l’homme sont donc étonnamment profonds.

 


Cligner des yeux pourrait donc renforcer la relation que nous entretenons avec le chat. Améliorer nos relations avec ces animaux sociaux pourrait également conforter leur santé émotionnelle et, de manière plus globale, assurer le bien-être des félins dans une variété de contextes, y compris les cabinets vétérinaires et les refuges.

 


Article rédigé et diffusé par la plateforme Vetitude.fr

Retrouvez les détails de cet article (liens, références) : https://www.vetitude.fr/communiquer-avec-son-chat-juste-en-plissant-les-yeux/

Les conséquences de la stérilisation chez le chien - Bilan 2021 sur appuis scientifiques

21/11/2021

Les conséquences de la stérilisation chez le chien - Bilan 2021 sur appuis scientifiques

Ce que l’on entend très souvent : 

-    La stérilisation prévient des cancers et des maladies. 

-    La stérilisation fait grossir le chien.
-    La stérilisation permet aux animaux de s’assagir.
-    La stérilisation résout les troubles de comportement (notamment les comportements agressifs). 

 

Ce que disent les études scientifiques et les rapports d’experts en 2021 : 

-    La stérilisation prévient de certains cancers et infections hormono-dépendantes (tumeurs mammaires malignes, cancer des testicules, cancer prostatique, adénocarcinome des glandes anales, pyomètre, hyperplasie prostatique…) mais elle influe sur le développement de cancers précoces (hémangiosarcome, mastocytome, ostéosarcome, lymphosarcome…).

 

Voici certains points négatifs qui ont été mis en évidence dans diverses études : 
 

-    La stérilisation pratiquée précocement (chiot et chien pré-pubert) est vectrice de problèmes ostéoarticulaires (rupture des ligaments croisés, dysplasie coudes - hanches, luxation de rotule).
-    La stérilisation est vectrice de troubles hormono-dépendants chez la femelle comme l’incontinence urinaire, la vaginite ou de dermatite péri-vulvaire.
-    La stérilisation pratiquée sur des sujets peureux - anxieux renforce l’hypersensibilisation comportementale. 
-    La cause primaire d’un comportement réactif chez le chien est rarement l’hypersexualité à proprement parlé. L’hypothèse d’une dérégulation psycho-émotionnelle ou d’un comportement acquis (plus ou moins sous l’influence hormonale) est plus probable. 
-    La stérilisation est vectrice de déficit immunitaire et de dysfonctionnements endocriniens (thyroïde, glandes surrénales).
-    La stérilisation altère les capacités cognitives du chien et augmente le processus de vieillissement.
-    La stérilisation altère de nombreux comportements sociaux et provoque des comportements d’hyper-réactivité. 
-    La stérilisation altère directement et par voie de conséquence, l’équilibre émotionnel de l’animal. 

 

L’impact de la stérilisation sur le comportement alimentaire du chien :

 

Elle minimise la sensation de satiété (augmentation de la sensation de faim). En conséquence elle peut rendre un chien très gourmand voire obsédé par la nourriture. Si le besoin énergétique d’entretien n’est pas respecté, il peut souffrir de surcharge pondérale voire d’obésité induisant de nombreux problèmes de santé. Pour y remédier, il est fréquemment recommandé de diminuer la ration de 20%. Ce qui peut être néfaste pour le chien souffrant déjà d’un problème de satiété. Des nouvelles données reviennent sur l’application d’un coefficient 0,8 (appliqué pour les animaux stérilisés) en faveur d’un calcul plus approprié aux nutriments présents dans la composition de l’alimentation proposée au chien. 

 

La restriction alimentaire (composition nutritionnelle et volume ingéré) peut provoquer de la frustration et du stress. Ce déficit a des impacts sur les réponses comportementales (nervosité, seuil d’irritabilité, prédation, agression, réactivité exutoire, comportement autocentré…) et l’équilibre global du chien.

 

Le choix d’une alimentation correctement protéinée et source de fibres spécifiques (apportant un effet de satiété important) est à favoriser. Le temps d’ingestion doit permettre d’apporter l’effet de satiété nécessaire à l’apaisement du chien. La texture des aliments proposés (la mâche, le croquant, le léchage …) est elle aussi à déterminer selon les besoins et les préférences de l’animal. Les croquettes ne sont pas une fatalité en ce sens, bien que très pratiques pour le propriétaire. Les conseils d’un professionnel (vétérinaire spécialisé en nutrition par exemple) peuvent être d’une grande aide car (comme sur la question de la stérilisation) il y a beaucoup de fausses croyances à ce sujet et de conséquences négatives sur la santé du chien.

 

En dernier lieu, il est important d’éviter la frustration apportée par certaines gamelles anti-glouton. Le chien ne doit pas avoir à lutter pour se nourrir car cela va à l’encontre du bien-être animal et renforce son état de stress chronique. Il est préférable de le faire réfléchir grâce à des bols et dévidoirs ludiques. Il est également possible de proposer une activité de nourrissage permettant simultanément d’allonger le temps d’ingestion et de pratiquer une dépense mentale sensorielle stimulante en semant la ration alimentaire dans une pièce (ou dans le jardin) afin que le chien flaire pour la trouver (plus facile avec les croquettes). Une variante de cette pratique consiste à utiliser plusieurs petits réceptacles contenant chacun une part de la ration qu’il faudra déposer à divers endroit d’une pièce avant que le chien ne vienne pour les trouver (comme pour une chasse aux œufs). 

 

Comment lutter contre la surpopulation ?

 

Pour des raisons de régulation des populations animales, la stérilisation reste la meilleure des solutions à ce jour. Cependant pour éviter les dysfonctionnements hormonaux et les effets négatifs d’une stérilisation classique type gonadectomie (ablation des organes reproducteurs et producteurs des hormones sexuelles), la ligature des canaux d’extrusion (vasectomie, epididymectomie pour les mâles. Ligatures des trompes chez la femelle) semblerait être une technique alternative intéressante. Elle éviterait l'inhibition des hormones sexuelles sur le reste du corps (influence sur les hormones endocriniennes, cérébrales…) et éviterait l’impact de certains comportements déviants (peur, réactivité ou au contraire certains hypo-comportements liés à l’extinction d’un comportement d’affirmation des sujets timides ou au tempérament incertain). 

 

Quelques conseils pour éviter les effets délétères de la stérilisation : 

•    Ne pas stériliser les animaux précocement (avant la fin de la phase pubertaire qui n’arrive pas au même âge selon la race du chien).
•    Ne pas stériliser de manière définitive, les mâles présentant des comportements de chevauchements, de marquage urinaire et ayant des comportements exacerbés (chien réactif, fugue) au moment des chaleurs des femelles. Il est conseillé vivement de tester l’implant hormonal (desloreline) en 1ere intension.
•    Demander conseils au préalable à un professionnel spécialisé dans le comportement (vétérinaire et comportementaliste ayant suivi une formation d’actualisation scientifique sur ce sujet précisément) afin de mesurer les bénéfices et les risques de cet acte sur un individu en particulier. Ceci dans le but de trouver des moyens d’anticipation et de prévention aux potentiels effets négatifs. 
•    Eviter la stérilisation des animaux présentant des hypersensibilités comportementales (peur, réactions agressives, sujets anxieux …).
•    Eviter la stérilisation de certaines races sensibles connues pour leurs réactions physiologiques liées aux dérèglements hormonaux. 
________________________________________

 

Ma réflexion personnelle en qualité de comportementaliste : 


La stérilisation ne doit pas être pratiquée à la légère. D'autant plus si la solution de stérilisation est irréversible (ablation des ovaires chez la femelle et ablation des testicules chez le mâle). Elle doit impérativement faire l’objet d’une réflexion toute particulière afin de mesurer les bénéfices et les risques de cet acte médical. En appliquant un raisonnement basé sur les données scientifiques exposées ci-dessus, il est nécessaire de se poser certaines questions afin d'aider les propriétaires d’un chien à prendre une décision concernant la stérilisation ou non de leur animal. 


D’un point de vue physiologique

-    Cet animal souffre t’il (ou est-il prédisposé à) une pathologie hormonodépendante avérée dont le recours à la stérilisation est le moyen le plus efficace et le moins délétère pour sa santé ?
-    Le contexte environnemental de cet animal est-t ’il compatible à l’expression des symptômes des chaleurs chez la femelle et d’hyperexcitation sexuelle chez le mâle à des moments précis de l’année sans être vecteur d’effets néfastes (stress, douleurs, mal-être, reproduction, agression…). 
-    Cet animal a-t-il fini sa puberté et est-il assez mature pour ne plus être influencé par les conséquences d’une instabilité hormonale et d’une stérilisation précoce ?

 

Du point de vue du comportement

-    Cet animal a-t-il une stabilité émotionnelle assez importante pour supporter les conséquences négatives de la stérilisation sans en altérer son (homéostasie) équilibre ?
-    Ce chien vit-il dans un contexte structurant qui n’induira pas chez lui, un stress permanent ou un stress post-traumatique lors de mise en contact avec les divers stimuli présents dans son environnement ?
-    La personnalité propre de ce chien et ses besoins naturels de régulation (communication, prédation et reproduction) ne seront-ils pas altérés par la stérilisation ? Ne seront-ils pas exprimés par d’autres comportements adaptatifs de régulation (comportement autocentré par exemple) ? 
-    Pourra-t-il continuer à utiliser les modalités interactionnelles propres à son espèce sans subir les conséquences d’une dérégulation hormonale (propre à sa carte d’identité sémio chimique) sans souffrir de discrimination ou de harcèlement de la part de ses congénères ? 

 

J’ai bien d’autres questions en tête mais je souhaitais sensibiliser sur le fait qu’il n’est pas si simple de prendre la décision de stériliser son animal sans penser aux conséquences de cet acte.

 

En conclusion, de mon point de vue de comportementaliste où je mêle mon expérience et les données scientifiques recueillies, je pense que l’on minimise encore trop l’impact de la stérilisation sur l’animal.

Dans le cadre de la lutte contre la surpopulation et d’un point de vue de la responsabilité collective, il est évident que la stérilisation est nécessaire. Mais dans le cadre de la recherche du bien-être individuel, il est loin d’être anodin de stériliser un animal pour toutes les raisons évoquées au-dessus. 

 

Les recherches en la matière avancent pas à pas pour apporter des données complémentaires dans le calcul des bénéfices & les risques de cette pratique. Des solutions alternatives devraient émerger pour y remédier. Elles passeront forcement par la mise en place de lois de régulation et devront faire appel à la responsabilité et la sagesse humaine. Il faut rappeler que l'homme a un impact majeur sur le bien-être des animaux de compagnie. Espérons que nous y seront tous sensibles !  

 

Article rédigé par Valérie Cantaloube - Comportementaliste canin & félin.

 

Sources et références recueillies dans le livre blanc Capwelfare 2019 : 

Risque d’incontinence urinaire 7,8X augmenté que la chienne entière (Holt & thrusfiel.1998)
Conséquence d’une dysharmonie dans la relation homme-chien (De bleser & al.2011)
La vaginite est une affection fréquente qui rétrocède après les 1eres chaleurs (Johnson & al.1991)
Les risques de développement de cancers = (Hart 2010) – (Farhoody &al.2018) 
Les risques ostéoarticulaires = (Conrol.1993) – (Torres de la Vila & al.2013)
Les risques immunitaires (Sundburg & al.2016)
Les risques de surcharge pondérale et frustration alimentaire associée (Lefevre & al.2013)
Les risques de comportements agressifs chez la chienne (Farhoody & al.2018) – (O’Farrel & Peachy. 1990)
Les risques de comportements peureux chez la chienne (Balogh & al.2018)
L’agressivité chez le mâle n’est pas corrélée au taux de testostérone (Farhoody & al.2018)
Absence d’effets de la castration sur le comportement de divagation et sur la superficie du domaine vital du mâle (Garde & al.2016)
Les effets bénéfiques d’une stérilisation tardive sur la diminution des comportements indésirables (Etude Mac Greevy.2018)
Déficiences cognitives plus tardives chez le chien entier (Hart.2001)
Baisse des capacités lors d’une tache de performances spéciales chez les sujets gonadectomisés (Mongillo & al.2017)
Impact de la stérilisation sur la variabilité génétique (Karlsson & al.2007)
Recommandation individuelle de la stérilisation au cas par cas (Pamler & al.2012)
________________________________________
Arnold, S., Lott-stolz, G., Rusch, P. (1996). Treatment of urinary incontinence in bitches by endoscopic injection of glutaraldehyde cross-linked collagen. Jour of small anim Practrice. 37.4.163-168. doi.org/10.1111/j.1748-5827.1996.tb01951.x 
ASPCA. https://www.aspca.org/animal-homelessness/shelter-intake-and-surrender/ pet-statistics retrieved March 30 2019 
Avis Anses. Bien-être animal : contexte, définition et évaluation. https://www.anses.fr/ fr/system/files/SABA2016SA0288.pdf. 
Balogh , O., Borruat N.,Meier, A.A., Hartnack,S.Reichler, I.M.(2018). The influence of spaying and its timing relative to the onset of puberty on urinary and general behaviour in Labrador Retrievers. Reprod Dom Anim. 1–7. DOI: 10.1111/rda.13225 
Beauvais W, Cardwell, J.M., Brodbelt, D.C. (2012) The effect of neutering on the risk of urinary incontinence in bitches – a systematic review Journal of Small Animal Practice. 53, 198–204.doi: 10.1111/j.1748-5827.2011. 01176.x 
Broom D, Fraser AF. (2002). Domestic animal behaviour and welfare.Cabi eds. 
Brodey, RS, Fidler, IJ, Howson, AE 1966: The relationship of estrous irregularity, pseudopregnancy, and pregnancy to the development of canine mammary neoplasms. J Am Vet Med Assoc. 149, 1047-1049. 
BSAVA. https://www.bsava.com/Resources/Veterinary-resources/Position-statements/ Neutering; Accessed March 13, 2019 
Conrol M. (1993) ; Oestradiol et cartilage : données récentes et hypothèses d’action médecine/scienœs. 9, l85-191. 
De Bleser,B., Brodbelt,D.C., Gregory, N.G.,Martinez T. (2011) the association between acquired urinary sphincter mechanism incompetence in bitches and early spayin g: a casecontrol study. veterinary journal 187, 42-47. 
Farhoody P., Mallawaarachchi I., Tarwater P.M., Serpell J.M., Duffy, DL., Zink,C.(2018). Aggression toward familiar people, strangers, and conspecifics in gonadectomized and intact dogs. Front. Vet. Sci. 5,18. doi: 10.3389/fvets.2018.00018. 
FAWC1979:http://webarchive.nationalarchives.gov.uk/20121007104210/http:/www.fawc. org.uk/pdf/fivefreedoms1979.pdf ). FAWC 2009. https://www.gov.uk/government/publications/fawc-report-on-farm-animal-welfare-in-great-britain-past-present-and-future. retrieved March 30, 2019. 
Garde E, Pérez GE, Vanderstichel R, Dalla Villa PF, Serpell JA. (2016) Effects of surgical and chemical sterilization on the behavior of free-roaming male dogs in Puerto Natales, Chile. Prev Vet Med. 123, 106–20. doi:10.1016/j. prevetmed.2015.11.011 
Hall JL, Owe,L., Riddell,A., Church,D.B. Brodbelt, D.C., O’Neill, D.G. (2018) . Urinary incontinence in male dogs under primary veterinary care in England: prevalence and risk factors. Journ of Small Anim Pract. 1-10DOI: 10.1111/jsap.12951 
Hanna F, Ebeling,P., Wang, Y.,  O’Sullivan,R., Davis, S.,  Wluka,A. (2005). Factors influencing longitudinal change in knee cartilage volume measured from magnetic resonance imaging in healthy men Ann Rheum Dis. 64, 1038-1042. doi: 10.1136/ard.2004.029355 26. 
Hart, B.L., and Eckstein, R.A. (1997). The role of gonadal hormones in the occurrence of objectionable behaviours in dogs ans cats.Appl. ANim. Behav. Sci. 52, 331-344. Hart, B.L. (2001). Effect of gonadectomy on subsequent development of age-related cognitive impairment in dogs. Journal of American Veterinary Medical Association. 219.1, 51-6 Hart B.L, 
Hart L.A, Abigail P. Thigpen, Willit, NH. (2016), Neutering of German Shepherd Dogs: associated joint disorders, cancers and urinary incontinence. Vet Med and Sci. 2, 191–199. 
Hoffman JM, Creevy KE, Promislow DEL (2013) Reproductive Capability Is Associated with Lifespan and Cause of Death in Companion Dogs. PLosONE 8(4): e61082. doi: 10.1371/ journal.pone.0061082 
Holt, P. E. (1985). Urinary incontinence in the bitch due to sphincter mechanism incompetence: Prevalence in referred dogs and retrospective analysis of sixty cases. Journal of Small Animal Practice.26, 181–190. 152 153 
Holt, P. E. and Thrusfield, M. V. (1993). Association in bitches between breed, size, neutering and docking, and acquired urinary incontinence due to incompetence of the urethral sphincter mechanism. Veterinary Record. 133,177–180. 
Jitpean S, Hagman R, Strom Holst,B,. Hoglund, O.V., Pettersson, A., Egenvall, A. . (2012). Breed Variations in the Incidence of Pyometra and Mammary Tumours in Swedish Dogs. Reprod Dom Anim. 47, 347–350. doi: 10.1111/rda.12103 
Johnson CA. Diagnosis and Treatment of Chronic Vaginitis in the Bitch. (1991). Vet Clinics of North America: Small Animal Practice. 523-531. 
Karlsson, E. K., Baranowska, I., Wade, C. M., Salmon Hillbertz, N. H., Zody, M. C., Anderson, N. et al. (2007). Efficient mapping of mendelian traits in dogs through genome-wide association. Nature Genetics. 39.1321–1328. 
Le Boeuf BJ. (1970) Copulatory and aggressive behavior in the prepuberally castrated dog. Horm Behav 1, 127–36. doi:10.1016/0018-506X (70)90005-X 
Lefebvre SL, Yang M, Wang M, Elliott DA, Buff PR, Lund EM; (2013). Effect of age at gonadectomy on the probability of dogs becoming overweight..J Am Vet Med Assoc. 243. 2,236-43. doi: 10.2460/javma.243.2.236. 
McGreevy PD, Wilson B, Starling MJ,Serpell JA (2018) Behavioural risks in male dogs with minimal lifetime exposure to gonadal hormones may complicate population-control benefits of desexing. PLoS ONE 13(5): e0196284. doi.org/10.1371/journal.pone.0196284 
Meuten, D.J. (2002). Tumors in Domestic Animals. 4th Edn. Iowa State Press, Blackwell Publishing Company, Ames, Iowa, p. 575 
Mongillo P., Scandurra A., D’Aniello B., Marinelli L. (2017). Effect of sex and gonadectomy on dogs’ spatial performance.  Appl. Anim. Behav. Sci. 19, 84–89. doi: 10.1016/j.applanim.2017.01.017.  
O’Farrell V, Peachey E.(1990). Behavioural effects of ovario-hysterectomy on bitches. J Small Anim Pract. 31, 595–8. doi :10.1111/j.1748-5827. 1990.tb00701.x 
Palmer C, Corr S, Sandøe P (2012). Inconvenient Desires: Should We Routinely Neuter Companion Animals? Anthrozoös. 25.1, 153-172. doi.org/10.2752/175303712X13353430377255 
Reichler I and Hubler, M., (2014) Urinary Incontinence in the Bitch: An Update. Reprod Dom Anim. 49 (Suppl. 2), 75–80. doi: 10.1111/rda.12298. ISSN 0936–6768 
Richards, H.G, McNeil, P.E.,et al. (2001). An epidemiological analysis of a canine-biopsies database compiled by a diagnostic histopathology service. Prev. Vet. Med. 51, 125-136. 
Root Kustritz MV. (2012) Effects of Surgical Sterilization on Canine and Feline Health and on Society. Reprod Dom Anim 47 (Suppl. 4), 214–222; doi: 10.1111/j.1439-0531.2012.02078. xISSN 0936-67681997 56. Savoilanen P, Zhang,Y.P.,  Luo, J., Lundeberg,J.,Leitner, T. (2002) Genetic Evidence for an East Asian Origin of Domestic Dogs. Science. 298, 5598, 1610-1613. DOI: 10.1126/ science.1073906 
Salmeri K, Blomber, M, Scuggs, BS, Shille,V. (1991).Gonadectomy on immature dogs: effects on skeletal , physical and behavioral developments.J of Vet Med Ass, 198, 7, 1193- 1203. 58. Scandurra A, Alterisio A, Di Cosmo A, D’Ambrosio, A, D’Aniello B. (2019). Ovariectomy Impairs Socio-Cognitive Functions in Dogs. Animals. 9, 58. doi:10.3390/ani9020058 
Schneider, R, Dorn, CR, Taylor, D.O. (1969): Factor influencing canine mammary cancer developments and post-surgical survival. J Natl Cancer Inst 43: 1249-1261 
SPA.: https://www.la-spa.fr/faq/pourquoi-faire-steriliser-castrer son-chien. retrieved March 30 2019. 
Spain, C.V., Scarlett, J.M., Houpt, K.A. (2004). Long-term risks and benefits of early-age gonadectomy in dogs. Javma. 224, 380-387. 
Stubbs, P, Bloomberg, M. (1995). Seminars in Vet Med & Surgery, Small Animal, 10, Dept of Small Animal Clin Sci, Univ of Florida 
Sundburg CR, Belanger JM, Bannasch DL, Famula TR, Oberbauer AM. (2016) Gonadectomy effects on the risk of immune disorders in the dog: a retrospective study. BMC Vet Res. 12, 278. doi:10.1186/s12917-016-0911-5 
Torres de la Riva, G., Hart, B.L., Farver, T.B., Oberbauer, A.M., Messam, L.L.M., Willits, N. (2013) Neutering Dogs: Effects on Joint Disorders and Cancers in Golden Retrievers. PLoS ONE 8(2): e55937. doi: 10.1371/journal.pone.0055937 
Welfare Quality®. (2009). Welfare Quality® Assessment Protocol for Dairy Cows. Lelystad: Welfare Quality® Consortium